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Il faut préparer le monde pédagogique d'après la crise

Publié par Concours personnel de direction sur 29 Mars 2020, 14:13pm

Il faut préparer le monde pédagogique d'après la crise

Alain BOUVIER a bien voulu nous autoriser à publier sur notre site son article qui cherche à penser l'après-crise. La réflexion de l'ancien Recteur de l'Académie de Clermont-Ferrand est toujours stimulante. Merci à lui.

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La crise du Covid 19 est récente et pourtant le temps presse pour en préparer la sortie, même si nous n’en connaissons pas encore le moment précis. La pandémie est spectaculaire par son ampleur qui touche progressivement toute la planète, par sa gravité et par la rapidité de sa propagation[1]. Ce qui arrive était prévisible et se reproduira dans le futur.

Dans la société actuelle, les utilisations d’Internet sont omniprésentes dans tous les métiers, un peu moins dans les services publics et curieusement moins encore pour l’enseignement[2], comme si l’École voulait se maintenir hors de la société. Les pratiques numériques des personnes concernent autant leur vie privée que professionnelle et la coupure entre ces deux domaines s’est atténuée. Enfin, le télétravail et les visioconférences se banalisent dans tous les secteurs, la crise actuelle le met clairement en évidence. La fin de cette période de confinement pourtant à peine commencée doit dès à présent, être préparée collectivement.

Avant la crise

Avant la crise qui vient d’éclater, de quelles ressources les élèves bénéficiaient-ils pour assurer leur éducation ? En premier lieu de l’enseignement formel, celui organisé dans nos écoles primaires et établissements secondaires. C’est, en général, ce qu’on appelle « l’École ». À cela s’ajoutait ce que proposaient les tiers-lieux, les associations, les officines privées d’aide aux élèves (secteur massif en France[3]), les sites sur Internet (gratuits ou payants), les blogs et les réseaux sociaux, sans oublier les usages informels d’Internet qui mobilisent beaucoup du temps des élèves (jeux, vidéos, musique[4] etc.). Dans cet agrégat, la partie formelle servait de référence au non formel qui s’en inspirait afin de mieux le compléter. Il n’y avait que très peu d’enseignement à distance[5] à l’initiative des enseignants, sauf de la part de ceux, peu nombreux, qui pratiquent des formes de classes inversées ou de l’innovation. Souvent jeunes (mais pas toujours) et dynamiques, ils sont isolés au milieu des autres. Pour chaque élève, toutes ces possibilités se juxtaposaient les unes aux autres, dans des proportions dépendant de chaque famille, alors que personne ne veillait à la cohérence et à la pertinence de l’ensemble ; certains parents le faisaient un peu, mais étrangement jamais les professionnels, exprimant ainsi leur conception de leur métier.

L'article peut-être téléchargé, dans son intégralité, au format PDF (cf ci-dessous).

 

[1] Cela va bien au-delà de ce que j’avais imaginé en 2009 dans « la pandémie de grippe A risque d’accroître les inégalités entre les élèves » in Le Monde, 11 août 2009 et L’école après la grippe porcine (2009)  : http://pedagopsy.eu/alain_bouvier_grippe.html

[2] En raison de la recherche qui est internationale et repose sur les échanges entre chercheurs, la situation est très différente dans l’enseignement supérieur.

[3] Les économistes estiment le marché français à plus de 3 milliards d’euros. Il est en très forte augmentation et va être dopé par la crise.

[4] Pour n’évoquer que les usages licites !

[5] Il en va tout autrement pour la formation continue des adultes et dans l’enseignement supérieur.

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