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Préparer le concours de chef d'établissement. Des ressources pour le dossier, pour l'épreuve écrite ou pour l'entretien avec le jury.

Epreuve écrite et posture du chef d'établissement

Publié par Jean-Marc ROBIN sur 10 Décembre 2017, 19:07pm

Epreuve écrite et posture du chef d'établissement

Mercredi 17 janvier 2018, les candidats au concours de personnels de direction devront affronter une épreuve de mise en situation professionnelle. A trois jours de l’écrit, quelques conseils de base ne sont pas inutiles. Ecrire cela s’apprend mais il ne faut pas « partir de trop loin », c’est justement l’intérêt de l’épreuve : écarter celles et ceux qui n’ont pas les compétences « de base » qu’on est en droit d’exiger de tout chef d’établissement.

 

Savoir s’exprimer en public

 

Le métier de chef d’établissement est un métier de communication, le principal ou le proviseur doit bien sûr savoir conduire une réunion ou s’exprimer devant une assemblée de personnels ou de parents, le talent oratoire est un incontestable atout. Au quotidien, le chef d’établissement réalise surtout des entretiens dans un cadre formel (convocations d’élèves ou de personnels, rencontres avec des parents) ou informel (discussion avec les professeurs, avec son adjoint, le gestionnaire, les agents, etc), il utilise aussi beaucoup son téléphone pour informer ou régler des situations.  Si le chef d’établissement est d’abord une femme ou un  homme de communication orale c’est aussi un  manager qui doit savoir diagnostiquer, planifier, évaluer et argumenter par écrit.

 

Représenter l’Etat et l’Ecole

 

Savoir développer une idée en l’étayant sur des faits ou des indicateurs (1), savoir expliquer pourquoi on propose telle d’action plutôt qu’une autre, savoir illustrer ses propos est une exigence. Le chef d’établissement doit savoir rédiger un argumentaire (pour animer une réunion), pour répondre à une demande de l’autorité hiérarchique (Directeur des services départementaux, DASEN) ou à des interpellations de professeurs (courriers, pétitions, tracts syndicaux, ..) et des usagers, élèves ou parents. Non seulement il s’agit de répondre avec précision aux différentes sollicitations mais il s’agit aussi de garder la posture du chef d’établissement qu’on peut résumer de la façon suivante : de la civilité (on ne répond pas de façon agressive, on reste diplomate), de la rigueur (on développe des arguments ou ne fait pas de phrases creuses), un esprit constructif (on fait des propositions pour souder la communauté scolaire); enfin on ne perd jamais de vue qu’on est au service de l’Intérêt général et porteur des valeurs de l’Ecole (liberté d’étudier et d’enseigner, égalité des chances, fraternité entre les élèves et entre les personnels, éducabilité des élèves, refus de toute forme de discrimination, laïcité, ….)

 

La communication écrite du chef d’établissement doit refuser toute familiarité (attention aux formules de politesse du type "cordialement", pas de tutoiement, etc), elle doit s’exprimer dans un registre de langue soutenu et doit avoir une forme impeccable (il est important de se relire, de traquer les fautes d’orthographe, de bien présenter ces écrits, de respecter la charte graphique et d'utiliser les logos adéquats, etc).

 

Représenter l’Etat et l’Ecole de la République est « un honneur », il s’agit d’être à la hauteur dans sa communication orale comme écrite !

 

 

(1) La lecture des meilleures copies montre que les candidats ne s’appuient pas suffisamment sur des indicateurs ou des « petits  calculs » qu’on peut réaliser sans calculette, ni sur des éléments factuels en n'utilisant pas assez le dossier documentaire. Il faut se donner un principe simple : toute affirmation doit  être justifiée par des faits ou des chiffres !

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