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Oral du concours de chef d'établissement. Quatre types de question.

Publié par Jean-Marc ROBIN sur 20 Mars 2016, 17:54pm

Oral du concours de chef d'établissement. Quatre types de question.

Lors de votre entretien, le jury a finalement le choix de vous poser quatre types de question :

Des « questions de connaissances ». Elles peuvent porter sur votre établissement (la DGH, le budget, le contrat d’objectifs, le projet d’établissement), l’établissement en général et ses différentes instances (conseil d’administration, conseil pédagogique, commission permanente, conseil de discipline, conseil de classe, conseil d’enseignement, etc), sur votre académie (son projet, sa géographie, ses spécificités socio-économiques), sur « les grands chiffres » de l’Education nationale (son budget, le nombre d’élèves ou d’étudiants, le coût annuel moyen d’un collégien ou lycéen, les taux de réussite aux examens, …), sur l’actualité de l’Ecole et en particulier les réformes en cours; enfin sur le rôle des acteurs de l’éducation (Ministre, Recteur, IA-IPR, DASEN, …), sur les instances nationales (CNESCO, CNVL, CNEE, ….) ou quelques dates ou « tournants » historiques pour l’Ecole. La quantité de questions qu’on peut vous poser est tout simplement illimitée. Si on vous pardonnera de pas avoir réponse à tout, on sera moins indulgent si vous « séchez » sur des questions relatives à votre établissement car le principal ou le proviseur doit devenir le meilleur expert de son collège ou lycée.

Des « questions-débat ». Faut-il supprimer le redoublement ? Faut-il en matière d’orientation donner le « dernier mot » aux familles ? Les notes sont-elles utiles ? Fallait-il supprimer le jour de carence pour les fonctionnaires en congé maladie ? Les chefs d’établissement sont-ils des managers ? Doit-on développer l’apprentissage dès 14 ans ? Peut-on parler de démocratisation de l’Ecole depuis 30 ans ?, etc. Le piège ici est de ne pas prendre parti, de louvoyer et de servir "une soupe tiède" , le jury attend des personnalités armées de convictions et d'une volonté de convaincre en restant ouvert aux objections.

Des « questions-problèmes » qui peuvent renvoyer à situations réelles ou, à ce que je préfère désigner sous l'expression de situations-problèmes, que peuvent rencontrer des personnels de direction en poste. Par exemple : un professeur est régulièrement absent les vendredis que décidez-vous ? Une élève de 6 ème est harcelée par une camarade de 3 ème, que faites-vous ? Le CPE « dirige » toute son équipe de vie scolaire de son bureau, on le voit rarement circuler dans l’établissement, faut-il le convoquer ? Le gestionnaire vous signale une fuite de gaz ou que les réseaux d’eau ont été pollués, qu'elles sont vos priorités ? Un professeur a été giflé par un élève, comment réagir ?, etc. Il faut ici avoir en tête l'objectif et les valeurs qui vont étayées les décisions, il faudra parfois se montrer réactif, parfois se donner du temps pour réfléchir, il faudra surtout penser "travail d'équipe", s'appuyer sur l'intelligence collective et mobiliser "les bonnes personnes": l'adjoint, les gestionnaires, le conseiller principal d'éducation, les coordonnateurs, les professeurs principaux, l'infirmière, l'assistante sociale, les corps d'inspection, les services départementaux ou du rectorat, etc.

Des « questions personnelles ». Elles concerneront votre trajectoire professionnelle, vos motivations, vos valeurs, vos centres d’intérêt, votre mobilité géographique, la façon dont vous imaginez votre nouvelle carrière, votre organisation personnelle pour préparer le concours, etc. Chacun le comprendra, il est strictement impossible de recenser toutes les questions que le jury est susceptible de vous poser et cela d’autant plus que les questions viendront rebondir sur vos propos. De plus, les membres du jury chercheront peut-être à vous mettre à l’épreuve pour étudier vos réactions, pour savoir comment vous réagissez lorsque vous êtes en difficulté. L’oral, une fois passé votre exposé préliminaire, se déroule donc sans filet.

Heureusement, depuis plusieurs années, la plupart des académies proposent des galops d’essai, ils sont toujours riches d’enseignement pour chaque candidat et permettent de faire les derniers réglages. Pour notre part, nous invitons les candidats à faire cet exercice simple : lister les questions que vous poseriez vous-même à vos homologues pour les évaluer, les tester et finalement chercher à découvrir s’ils (se) sont préparés à ce nouveau métier. N’oubliez pas non plus de relire votre rapport d’activité et votre lettre de motivation pour chercher les questions qu’on est susceptible de vous poser sur votre parcours et votre profil. Il n'est pas inutile de réfléchir sur les points forts et... les points faibles de sa candidature !

Bon courage.

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